Les résumés hebdomadaires du 3 au 29 août.
Du 3 au 8 août, Jr 29-34
La lettre aux exilés adresse un message d’espérance aux déportés résidant à Babylone : l’exil sera long, mais prendra fin un jour, selon le dessein de Dieu. Ce passage sert de charnière entre les chapitres concernant le prophète authentique de Dieu et les chapitres suivants dans lesquels le Seigneur, au cœur d’un drame en croissance, prononce une parole consolatrice.
En Jr 30-31, en effet, le thème du rétablissement d’Israël est associé à celui du retour de captivité et à celui de la joie. Noter la répétition des verbes « bâtir » et « planter », comme en Jr 1,10, et de l’expression « voici venir des jours », qui se réfère au futur. Jr 31 est le témoin sublime de l’amour de Dieu pour son peuple Israël (au nord, en Éphraïm, comme au Sud, en Juda), dans une ambiance de nouvel exode et de pèlerinage à Sion inaugurant une ère de bonheur, même pour les nations païennes. Ce chapitre est aussi marqué par l’oracle de la nouvelle Alliance, qui indique une rupture avec l’Alliance scellée au Sinaï au profit d’une transformation du cœur et d’une relation personnelle immédiate avec Dieu.
En Jr 32, l’anecdote de l’achat d’un champ à Anatoth à la veille de la catastrophe désormais inévitable produit un effet prophétique, comme acte admirable d’espérance dans le futur : malgré les multiples malheurs, la terre promise aux patriarches reviendra de nouveau aux Judéens. De même, Jérusalem sera un jour rétablie à son tour (Jr 33), tandis que son dernier roi, Sédécias, périra pendant la destruction de la ville (Jr 34).
Du 10 au 14 août, Jr 35-39
Après une leçon donnée par les nomades Rékabites qui, contrairement aux fils d’Israël, maintiennent fidèlement leurs traditions et leur piété religieuse, les chapitres 36-39 rapportent les épreuves de Jérémie. Ces passages datés avec précision décrivent des événements qui se situent en 605, lorsque prend fin l’empire assyrien et que les Babyloniens écrasent les Égyptiens à Karkemish et imposent leur domination sur tout le Proche-Orient.
Après une leçon donnée par les nomades Rékabites qui, contrairement aux fils d’Israël, maintiennent fidèlement leurs traditions et leur piété religieuse, les chapitres 36-39 rapportent les épreuves de Jérémie. Ces passages datés avec précision décrivent des événements qui se situent en 605, lorsque prend fin l’empire assyrien et que les Babyloniens écrasent les Égyptiens à Karkemish et imposent leur domination sur tout le Proche-Orient.
En Jr 36, le message du prophète est toujours le même : Dieu livrera Jérusalem entre des mains ennemies, si la conduite du peuple ne change pas. Jérémie exhorte Israël à la conversion, en dictant à son secrétaire Baruc des paroles de condamnation reçues de la part de Dieu, pour que celui-là les lise devant le peuple et les notables dans le temple de Jérusalem. Le message est finalement transmis au roi Joakim qui, au lieu de se convertir, lacère et brûle le texte au fil de sa lecture et qui ordonne d’arrêter le prophète et son secrétaire ; ils réussissent cependant à lui échapper et à se cacher. Le Seigneur demande alors à Jérémie de se procurer un autre rouleau, pour que Baruch y écrive les mêmes oracles associés à d’autres. Il est donc impossible de faire taire la parole de Dieu que l’on refuse d’écouter ; l’oracle se réalisera comme il a été énoncé par Dieu à son prophète : la dynastie de David touche bientôt à son terme.
En Jr 37, Jérémie annonce au roi Sédécias, que le roi de Babylone reviendra victorieux. Profitant d’un moment de tranquillité, notre prophète veut se rendre dans sa ville d’Anatoth pour y recevoir son héritage (cf. Jr 32), mais il est accusé de désertion et mis en prison. En Jr 38, celui-ci exhorte à sortir de la capitale et à se rendre aux Babyloniens. Les autorités décident alors de le mettre à mort et le jettent dans une citerne. Cependant un haut fonctionnaire Royal, Ébed-Mélek, obtient de le libérer. Devant le roi Sédécias qui vient secrètement le visiter, Jérémie insiste une dernière fois sur la reddition qui seule pourra sauver le roi et sa capitale et il demeure dans la cour de garde jusqu’à la prise de la cité. Pour finir, en Jr 39, on assiste au massacre de la famille royale avec tous les notables de Jérusalem et à la destruction de la ville sainte. Le drame vécu par Jérémie prépare le drame que vivra Jésus dans sa Passion.
Du 17 au 22 août, Jr 40-45
En Jr 40-41, Jérémie, libéré par les troupes de Nabuchodonosor, décide d’aller auprès de Godolias, nommé gouverneur des villes de Juda par les Babyloniens. Godolias mène en fait la même politique que Jérémie : il exhorte les fils d’Israël à se soumettre aux Babyloniens. Baalis, roi des Ammonites, pousse Ismaël, prétendant à la royauté, à assassiner Godolias. Ismaël fuit ensuite chez les Ammonites, après avoir capturé les Judéens massés à Mispa.
En Jr 42-43, Yohanane, un officier de l’armée, demande l’avis de Jérémie sur un départ éventuel vers l’Égypte. Dix jours plus tard, Jérémie donne la réponse de Dieu : il faut rester dans le pays de Juda sans craindre Nabuchodonosor, alors que le départ pour l’Égypte serait un malheur. Il est décidé pourtant de partir, ce que Jérémie considère comme un refus de la parole de Dieu. Aussi est-il est accusé de mentir et d’être un faux prophète. Il doit donc partir avec eux, accompagné de Baruch. Un oracle prononcé par le prophète concernant l’invasion de l’Égypte par Nabuchodonosor se prolonge, en Jr 44, sous la forme d’un message aux Judéens installés en Égypte. Le chapitre 45, enfin, est une parole de salut de Jérémie adressée à Baruch : c’est au disciple de poursuivre désormais la mission. Par conséquent, on suppose que la mort de Jérémie s’est produite en exil en Égypte, tandis que Baruch serait revenu à Jérusalem poursuivre sa mission.
Du 24 au 29 août, Jr 46-51
Après des oracles contre Juda et Jérusalem relayés par la voix de Jérémie, voici une succession d’oracles poétiques contre les nations étrangères ; ces oracles affirment la supériorité du Dieu d’Israël sur les divinités païennes. Par conséquent, Dieu agit même au-delà de la terre d’Israël.
L’oracle contre l’Égypte est une manière de marquer l’opposition aux Judéens qui cherchent à s’allier à l’Égypte contre Babylone ou encore à s’y réfugier. L’oracle contre la Philistie rappelle que les Philistins étaient les ennemis jurés des rois Saül et David à la fin du XIème siècle. Dans l’oracle contre Moab, on apprend que le royaume de Moab, situé à l’est de la Mer Morte, est condamné à l’exil, comme le royaume de Juda, dans l’attente de son retour. Dans l’oracle contre les Ammonites, est présenté le même scénario : ceux-ci avaient conquis le territoire de la tribu de Gad, mais les fils d’Israël retrouveront leur territoire. D’autres oracles s’abattent contre Édom au sud de Moab, contre Damas au nord d’Ammon, contre des tribus d’Arabie et du Golfe persique : là aussi les populations sont dispersées. Babylone tient la dernière place, car elle est l’instrument utilisé par Dieu pour châtier Juda. Or Babylone elle-même succombera à son tour, après avoir renversé Jérusalem. La destruction de la cité païenne est évoquée grâce à une multiplicité d’images effrayantes. C’est Dieu qui mène le combat.