Les résumés hebdomadaires du 31 août au 3 octobre.
Du 31 août au 5 sept, Jr 52 et 1 S 1-5
Le dernier chapitre de Jérémie est une fresque historique en prose, qui décrit la destruction de Jérusalem et l’extermination de la famille royale, à cause de l’infidélité à Dieu et à la Loi. Mais on assiste au retour en grâce du roi Joakin (appelé ici Jékonias et petit-fils de Josias) : la dynastie davidique ne disparaît donc pas totalement et la promesse messianique, inscrite en 2 S 7, n’est finalement pas abolie. Comment resurgira-t-elle ?
Nous commençons la lecture du premier livre de Samuel, qui prend la suite du livre des Juges. Tout commence avec le récit de la naissance de Samuel, fils d’Anne, femme pourtant stérile. En action de grâce à Dieu qui lui a donné cet enfant, Anne confie son fils Samuel au prêtre Éli, qui garde, à Silo, l’Arche de l’Alliance, lieu de la présence du Seigneur depuis l’Exode. Mais les deux fils d’Éli se comportent mal, cause de l’annonce d’un châtiment. Au contraire, Samuel, lui, est juste et reçoit la parole du Seigneur : il est ainsi établi comme prophète. Le châtiment annoncé arrive : Israël est vaincu par son ennemi traditionnel, les Philistins, les fils d’Éli meurent et, surtout, l’Arche de l’Alliance est prise en butin par les Philistins. Pourtant, on ne met pas la main sur Dieu : les dieux des Philistins tombent devant l’Arche de l’Alliance, au point que les Philistins veulent se débarrasser de l’Arche.
Du 7 au 12 sept 26, 1 S 6-11
La décision prise par les Philistins est exécutée : l’Arche de l’Alliance, conduite par deux vaches, se rend d’elle-même en Judée. Mais ce n’est pas immédiatement une bonne nouvelle, car Dieu ne se laisse pas non plus prendre par les Juifs : les habitants de Beth-Shemesh ont voulu satisfaire leur curiosité en regardant à l’intérieur de l’Arche, ils sont punis de mort. Bien plus tard, Samuel commence à exercer son ministère prophétique en rassemblant le peuple d’Israël, pour l’inviter à ne servir que Dieu seul. Les Israélites sont alors victorieux contre les Philistins. Toutefois, ils ne contentent pas de Samuel, mais ils lui demandent un roi, pour être comme les autres nations. C’est un péché, car seul Dieu est le véritable roi d’Israël. Poussé par Dieu, Samuel décide de leur trouver un roi, et c’est Saül. La victoire remportée contre les Ammonites lui assure la royauté.
Du 14 au 19 sept 26, 1 S 12-17
Saül étant installé comme roi, Samuel se retire en rappelant au peuple son péché. Jonathan, le fils de Saül, déclenche la guerre contre les Philistins et par peur, Saül offre des sacrifices, sans tenir d’abord compte de l’obéissance à Dieu. C’est cette désobéissance qui est à l’origine de son rejet : Dieu n’est pas à la disposition des hommes. L’histoire pourra sembler étonnante aux yeux de l’homme du XXIe siècle, mais mieux vaut la suivre sans trop la juger ! Le véritable péché de Saül arrive : la guerre se porte contre les Amalécites, et Saül doit vouer à l’anathème tout ce qui leur appartient, c’est-à-dire tuer leurs troupeaux. Mais le roi d’Israël préfère épargner les belles bêtes, dans un but religieux, pour les offrir en sacrifice à Dieu. Pourtant, Samuel le rappelle : le sacrifice a moins de valeur que l’obéissance à la parole de Dieu. Voilà pourquoi Saül est rejeté. Samuel est chargé de trouver un nouveau roi pour Israël, c’est David. Celui-ci se signale rapidement par son habileté, qui lui permet de vaincre le géant Goliath.
Du 21 au 26 sept 26, 1 S 18-23
La réussite de David entraîne la jalousie de Saül, qui fait tout pour se débarrasser de son rival, même si son propre fils, Jonathan, ne cesse d’intervenir en faveur de David. On appréciera le pittoresque du récit, la créativité de Saül, l’ingéniosité de David, la ruse de Mikal, la fille de Saül et femme de David, l’amitié de Jonathan. David finit par fuir Saül : il devient un chef de bande, tandis que Saül est pris de fureur à l’encontre des soutiens de David, tout en cherchant à tomber sur ce dernier.
Du 28 sept au 3 oct, 1 S 24-29
La partie de cache-cache entre Saül et David tourne à deux reprises à l’avantage de ce dernier. David montre qu’il est capable d’attenter à la vie de Saül, mais il ne le fait pas parce que Saül a été sacré roi. La lutte étant inégale, David finit par se réfugier chez les ennemis d’Israël, chez les Philistins, tandis que Saül désobéit à sa propre loi, en consultant une nécromancienne pour faire venir l’ombre de Samuel, mais celui-ci lui rappelle la décision de Dieu, établir David sur le trône d’Israël. L’histoire peut sembler un peu complexe, mais elle est à l’image de toute histoire humaine : les Philistins finissent par congédier David.