Père Paul Marion

Père Paul Marion

Vicaire des paroisses sainte-Geneviève et saint-Jean-Marie-Vianney

Présentation:

Originaire de Meudon, je suis né le 24 octobre 1996, le quatrième de cinq enfants. Je crois pouvoir dire que j’ai beaucoup reçu du cadre familial et en particulier de mes parents. Ils ont été pour moi des témoins de foi tout à fait centraux, notamment par leur exemple de cohérence de vie. C’est à Meudon, au sud du diocèse, que j’ai grandi, y compris dans ma vie de foi, au travers du service de la messe et du scoutisme ; deux points forts pour moi. C’est donc assez naturellement que la question de la vocation s’est posée, aux alentours de ma première communion, et donc aussi aux alentours de mon entrée dans le scoutisme. Je me souviens que ce désir me remplissait de joie et de paix. Mon oncle prêtre m’avait dit alors que je devais continuer à être un jeune chrétien heureux et que je devais prier pour cette vocation naissante. Je me suis donc exécuté consciencieusement, en priant tous les soirs. A posteriori, je crois que cette prière quotidienne a été déterminante dans mon chemin de foi. Par ailleurs, mes parents invitaient facilement les prêtres de la paroisse à la maison. Quand je les côtoyais, je voyais bien leur désir d’annoncer le Christ et le fait qu’on pouvait être heureux en étant prêtre. Ce qui me marquait le plus c’était leur ferveur lorsqu’ils célébraient la messe ; je voyais devant moi se dérouler le cœur de leur vie. J’avais ainsi la preuve que l’on pouvait être heureux en donnant sa vie à Dieu. La question vocationnelle restant bien présente au moment du bac, mon père spirituel me conseilla de faire des études avant d’entrer au séminaire. Je fis donc une licence de droit, ce qui était assez habituel dans ma famille où presque tout le monde est juriste. Ces trois années d’étude ont été très belles. Je découvrais des gens de tous horizons, nouait des amitiés, et poursuivait le scoutisme comme chef de troupe. C’est dans cette dernière activité que j’ai expérimenté le plus fortement le désir de donner ma vie à Dieu dans son Eglise. J’avais en face de moi des jeunes appelés à la sainteté, et dont j’étais responsable. Ce premier « souci pastoral » a été déterminant pour moi. Par ailleurs, je dois aussi rendre grâce pour les quelques retards de la RATP dont j’ai bénéficié au cours de ces trois années d’étude. Ils ont été l’occasion de questionner sur le quai de la gare ma foi d’enfant et de la rendre adulte. L’intelligence de ce à quoi je croyais m’a sauté aux yeux et répondait aux questions fondamentales que je me posais. Sans cet approfondissement de l’aspect rationnel de ma foi, je crois qu’il m’aurait été difficile de rentrer au séminaire. J’ai donc ensuite commencé ma formation en allant en année de propédeutique à la maison Madeleine Delbrêl à Neuilly. J’ai ensuite continué pendant deux ans au Séminaire saint Sulpice à Issy-les-Moulineaux, puis au Séminaire des Carmes de l’Institut Catholique de Paris pendant trois ans. C’est après mon ordination diaconale que je suis parti au Séminaire Pontifical Français de Rome pendant trois ans pour poursuivre des études en droit canonique, c’est-à-dire le droit propre à l’Église. Mes deux premières années de sacerdoce se sont donc déroulées là-bas, entre étude et service dans un des hôpitaux de Rome ainsi que dans une paroisse de sa banlieue.

J’arrive maintenant à Nanterre pour être au service de votre vie de foi. Je m’en réjouis et n’ai désormais qu’une hâte, vous connaitre !